La douleur lors de l’accouchement

Juste à penser à ce mot là, les personnes qui vont accoucher ont un grincement sourd des dents. Je dirais même qu’il y en a qui sont totalement terrifié.es. On a tous entendu quelqu’un raconter son histoire d’accouchement et nous dire que ça dont bien fait mal. Parlons-en un peu de la douleur lors de l’accouchement.

Pourquoi ça fait mal?

Avant toute chose, il est important de savoir que la douleur est subjective. Les expériences passées, la perception de la situation, les références personnelles que nous avons sont parmi les choses qui l’influencent. Par exemple, certains athlètes travaillent quotidiennement avec celle-ci comme un “feedback”.  Pour l’accouchement, c’est un peu le même principe. C’est une des façons du corps de te dire la progression. Même au premier bébé une personne sait quand arrive le moment d’accoucher. La sensation, la douleur et le réflexe de poussée permettent de savoir quoi faire. Que ce soit de trouver la bonne position, de s’éloigner des stimulations dérangeantes, de faire appel aux personnes ressources, les contractions font en sorte que tranquillement, la personne tombe dans un vortex amené en partie par les sensations de douleurs qui amènent leur lot d’endorphines.

Les endorphines, c’est tes amis. C’est une hormone que ton corps sécrète pour t’aider à mieux gérer l’effort physique des contractions. Ça donne le deuxième souffle aux coureurs ou encore ce qui nous fait tenir une session de tatouage de 4 heures.

C’est aussi ce qui nous aide à passer les vagues des contractions qui se rapprochent et s’intensifient.

Comment mieux gérer les contractions?

Il existe beaucoup d’outils pour gérer la douleur, autant pharmacologiques que naturels. Je ne pense pas qu’il n’y en ait un meilleur qu’un autre, mais il est intéressant d’en connaître plusieurs et de voir ce qui marche pour toi. Ça se peut qu’il y en ait un qui fonctionne pendant 5 minutes, pendant une heure, tout ton accouchement ou même pas pantoute. Les outils naturels de gestion de la douleur sont toujours une bonne chose à savoir avant d’accoucher. Je tiens à être claire que ça n’enlève pas la douleur, mais ça va t’aider à la diminuer et à la vivre d’une façon positive (oui oui, ça se peut). En voici quelques-uns :

  • la musique
  • le mouvement
  • le chant
  • des techniques de respirations
  • des points d’acupression
  • un ballon d’exercice
  • un rebozo
  • compresses d’eau chaude/froide
  • sac magique/bouillotte
  • visualisation
  • un bain
  • un diffuseur d’huiles essentielles
  • la danse
  • ton/ta partenaire
  • Aussi, une accompagnante à la naissance c’est bien pratique. Ça connait une panoplie d’outils et sait comment les utiliser.

En passant, pour comprendre comment ces outils-là peuvent être utiles ou encore comment les utiliser, nous offrons des ateliers et des cours prénataux juste pour ça.

Comment cohabiter avec la douleur?

Avant d’appliquer les outils de gestions de la douleur, il y a un concept qui est très intéressant à comprendre. La différence entre la souffrance et la douleur. La souffrance est davantage un état d’esprit, une façon de percevoir et de vivre la douleur.  Isabelle Brabant explique bien la différence dans son livre Une naissance heureuse : << la douleur physique a une fin, un rythme, la souffrance morale ne s’interrompt pas entre les contractions>>. Juste comprendre la différence peut changer ton expérience d’accouchement. Également, il arrive que ce ne soit pas la douleur physique qui fait le plus mal. Quand il y a un ou plusieurs sentiments ou des peurs qui pèsent depuis un certain temps, il est possible qu’ils se présentent sans invitation à ton accouchement. Si tu lis cela et que ça te parle, je te conseille d’aller prendre un moment pour écrire les choses qui te font peur. Tu pourras ensuite les démystifier une à une, à ton rythme ou encore avec l’aide d’une doula.

Pour avoir étudié en santé auparavant et avoir demandé tellement de fois : sur une échelle de 0 à 10, votre douleur se situe où ? La périnatalité a changé ma vision de la douleur. Maintenant, je la vois davantage comme des vagues. À vous de savoir si vous allez à contre-courant ou si vous vous laissez porter !